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 Une nouvelle inachevée...

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MessageSujet: Une nouvelle inachevée...   Ven 23 Jan - 18:18

Bonjour à tous,

J'avais eu un jour l'idée de participer à un concour de nouvelles, mais je n'ai jamais eu le courage de terminer mon texte. Donc je vous propose les premières lignes, peut être trouverais-je un jour le temps de la terminer :


Quelle migraine ! Comment ai-je pu attraper un tel mal de tête ? J’ai l’impression que des millions d’insectes montent une chorégraphie dans mes hémisphères cérébraux. Je redoute vraiment le grand final de ce spectacle bourdonnant. Qu’est ce qui a bien pu me mettre dans cet état là ? L’alcool probablement ? Oui, c’est une bonne piste mais alors pourquoi ai-je une bosse grosse comme un œuf à l’arrière du crâne. J’ai du tomber, probablement. Allez, il faut que je me fasse violence et que j’ouvre les yeux, la vision d’une auberge sur le point de fermer va très certainement s’offrir à moi. Voila, mes paupières s’ouvrent doucement et mes yeux s’adaptent étonnamment rapidement à la lumière environnante. C’est sûr je suis dans un bâtiment, une cave même d’après cette odeur pesante de moisissure et d’urine.



Allons bon, je suis assis sur de la paille et de lourds barreaux entourent ma couche de fortune. D’accord, inutile de se faire de fausses idées, je dois être en prison. Qu’ai-je bien pu faire pour en arriver là ? Essayons de rassembler les bribes de souvenirs pour reconstituer le chemin qui m’a mené ici. Je suis Arthur Grims, ça, c’est une certitude et je suis… je suis… Mon Dieu que suis-je au fond. Impossible d’avoir les idées claires avec une ruche grouillante entre les deux oreilles. J’ai l’impression que le coup qui m’a été asséné a été bien plus sévère que ce dont est capable habituellement quelques litres de breuvage alcoolisé. On a du m’assommer pour me trainer ici et d’après l’aspect rugueux de ma barbe, je dois être ici depuis une semaine à peu près.



Reprenons tout à zéro, cette vieille caboche complètera certainement ce qui manque. Je suis donc Arthur Grims et autant que je puisse m’en souvenir j’ai toujours eu un don pour me retrouver là où il ne fallait pas mais heureusement pour moi, je possède un don encore plus prononcé pour me sortir de ce genre de situation sans la moindre égratignure. Avide d’aventure comme tous les jeunes de gens de mon âge, je me suis engagé à l’époque dans l’armée. L’envie de voyager, d’explorer de nouvelles contrées m’a fait oublié le temps de la signature de mon engagement les empoignades et les combats à mort contre des envahisseurs déterminés. N’ayant aucune expérience particulière dans le domaine militaire, je me suis vu confié le rôle d’éclaireur. Vous savez, celui, qui doit s’avancer dans les lignes ennemies pour tenter de glaner le moindre renseignement pour que l’attaque se passe dans les meilleures conditions ? C’était moi. Si je ramenais des informations c’était tant mieux, si je venais à être tué, il y avait des centaines de jeunes comme moi qui pourraient me remplacer.



Un jour pourtant, j’ai décidé que si je voulais sortir de ce rôle de pion sans importance, je devais marquer un grand coup. J’étais alors rempli de cette insouciance propre à la jeunesse. Cette insouciance qui vous fait penser que vous pourriez dévorer le monde alors que vous ne vous êtes même jamais demandé si vous aviez une bouche assez grande pour le contenir.



La mission consistait à aller épier un camp barbare qui s’était établi sur la côte ouest de notre belle région. Je remplissais le rôle d’éclaireur depuis plusieurs années maintenant et je savais en un seul coup d’œil qui était le chef du camp, les chamans qui savaient utiliser de puissantes magies et je connaissais les habitudes des gardes en matière de ronde. Je n’avais reçu aucun enseignement sur la sorcellerie, mes supérieurs me disait seulement de m’en méfier le plus possible. Avec ce campement de barbares je savais que je n’avais rien à craindre de la magie. J’ai donc décidé de prolonger ma mission d’éclaireur et de voir comment, en plus des renseignements que je pourrais amasser, désorganiser ce petit monde.



Etant petit je me suis rappelé des poulets à qui on coupait la tête et dont le corps partait en courant à l’aveuglette. Le plus souvent, sa course s’arrêtait dans un mur. Les nerfs sont des outils fabuleux mais sans coordination de la tête, ils ne servent à rien. Je m’amusais à comparer une tribu barbare avec un vulgaire poulet, mais peut-être était-il temps de vérifier enfin la véracité de cette similitude. Il suffirait peut-être de supprimer le chef de ce campement pour voir tous les autres barbares courir en tous sens comme des poulets sans tête. Je dois dire qu’à l’époque je me suis lancé dans cette idée folle sans même avoir évalué le danger auquel j’allais devoir faire face. Avec le recul, c’était de la folie.



Profitant de la nuit, je me suis donc approché de la plus grande tente du campement. Les chefs sont tous pareils, leur mégalomanie les pousse toujours à avoir la plus grande tente, la plus insolite des coiffes et la monture la plus impressionnante. Il était donc très facile de retrouver celui qui se trouvait à la tête des opérations. C’était un colosse de plus de deux mètres de haut dont la longue barbe noir se confondait au niveau de son torse avec son manteau en peau d’ours. Je les avais surpris à l’heure du repas. Ils étaient tous dans cette grande tente, ripaillant et chantant dans un langage qui ne m’était pas familier mais dont les consonances ne me faisaient pas vraiment penser à une berceuse.



Le chef barbare se trouvait au fond de la tente, face à l’entrée. Je ne pouvais pas me lancer vers lui, dague en avant, j’aurais probablement été tué avant même d’avoir franchi le seuil. Je me suis donc glissé le long de la tenture, prenant soin d’éviter les gardes. Une fois à l’opposé de l’entrée, je me suis glissé sous la tente en priant pour que mon évaluation soit bonne et que je ne me retrouve pas en plein milieu d’une ronde de joyeux colosses qui faisaient pratiquement deux fois ma taille. Non, j’avais vu juste et je me trouvais juste derrière le lourd trône en bois du chef. J’ai passé ma main sur le dos du trône. Certaines partie comme les montants étaient massifs, mais les panneaux de l’assise était bien plus fin et ma lame passerais probablement à travers. J’ai donc pris ma dague à deux mains et j’ai frappé de toutes mes forces dans le trône. Le chef émis juste un petit soupir et sa tête tomba sur le côté.
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MessageSujet: Re: Une nouvelle inachevée...   Ven 23 Jan - 18:18

Les autres barbares se tournèrent vers lui et il y eut un moment de silence. Ce n’est qu’à ce moment là que je me suis demandé comment sortir de cet endroit. Je vis l’ombre d’un colosse se rapprocher du trône, et je l’entendis tapoter la joue du chef. Il cria quelque chose aux autres convives et tous se mirent à rire. Je suppose qu’ils s’amusaient de voir que leur chef ne tenait pas l’alcool. Mon cœur battait à vive allure mais heureusement pour moi, les chants avait repris et ils auraient couvert le bruit d’une armée de 5 000 hommes qui serait passée à proximité. Ma dague tenait le chef contre son siège, j’avais peur de l’enlever et que l’on découvre la plaie qu’il devait avoir dans le dos. J’ai donc décidé de la laisser en place, en sachant pertinemment que je devrais sortir du camp sans arme.



Je suis donc ressorti de la tente et évitant tant bien que mal la garde du camp. J’étais beaucoup plus crispé qu’à l’arrivée. Mes gestes étaient mal assurés et mes pas hésitants mais je suis arrivé à m’extirper du campement et à rejoindre mes lignes. Comme à l’accoutumé, je me suis retrouvé à faire un rapport auprès de notre lieutenant. A son habitude, il m’a reçu avec un ton détestable en feignant de ne pas vraiment s’intéressé à mon récit. J’ai fait un rapide état des lieux de la situation, racontant les habitudes que j’avais pu noter, la quantité d’armes à leur disposition ainsi que leur nombre. J’attendais qu’il me pose la question qui ponctuait inévitablement tous nos entretiens :

- Et c’est tout ?

J’eu un petit sourire et un grand sentiment de fierté avant d’annoncer d’une voie clair et forte :

- Non, j’ai également tué leur chef.

Mon lieutenant me fusilla du regard comme si je lui avais dit la plus grosse aberration qu’il n’ait jamais entendu. Il reprit enfin son air moqueur et supérieur.

- Vraiment ? Dans ce cas nous n’avons plus rien à faire ici, puisque vous avez triomphé tout seul de ces barbares. Je suppose que vous n’avez pas de preuves de vos dires ?

Effectivement, il avait bien raison sur ce point. J’étais dans l’incapacité de prouver la moindre de mes insinuations.

- Eh bien non, je n’ai pas de preuve si ce n’est que ma lame se trouve toujours plantés dans son dos.

Les coins de la bouche de mon lieutenant se dirigeaient de plus en plus vers les oreilles, signe qu’il ne croyait pas un traitre mot de ce que j’étais en train de lui dire.

- C’est la pire excuse que je n’ai jamais entendu pour avoir perdu son arme, soldat. Gardes, emmenez cet impudent au trou.

Je savais qu’il ne servait à rien de protester et je me suis donc retrouvé en cellule. Voila où tout cela m’avait amené. Si la carrière d’éclaireur n’était pas enviable, je touchais le fond en ayant endossé celle de prisonnier.



Après quelques jours, j’eu la visite d’un homme. Son costume et les bagues qui pendaient à ses doigts boudinés semblaient souligner son appartenance à un rang plutôt aisé de la société. La faim et la soif m’avaient joué des tours dans les dernières heures et je croyais encore à une hallucination du à ma sous alimentation.



L’homme me toisa de haut en bas et appela deux gardes. J’ai serré les poings, je m’attendais à prendre des coups pour me faire avouer mon mensonge mais au lieu de ça, les gardes me libérèrent de mes chaines et comme je ne pouvais pas marcher, ils me portèrent, trainèrent serait un mot plus juste, sur des centaines de mètres. Je ne savais pas où nous allions, mes yeux ne voyaient que d’immenses tâches blanches entrecoupées de petites images très floues. Mes pieds touchèrent enfin le sol et mes fesses se posèrent sur un coussin douillet. Je devais être en train de rêver, oui, quelle autre explication pouvait-il y avoir ?



L’homme qui était venu me voir dans ma cellule et qui me précédait sur le chemin entre le cachot et ici s’avança vers moi.

- Tu as faim ?

Je n’arrivais pas à articuler mais la faim devait se lire sur mon visage si bien que l’homme alla me chercher du pain et du fromage. Je me suis jeté dessus comme si je n’avais jamais rien mangé auparavant.

- J’ai une offre à te faire, repris t’il. Nous avons retrouvé ceci.

Il me montra une lame.qui brillait tellement qu’elle m’aveuglait.

- Le lendemain du jour où tu as été jeté au cachot, les barbares nous ont attaqués à l’aube. Ils étaient désorganisés et peu efficaces. Ils sont tombés les uns après les autres sous nos flèches. Nous les avons tué jusqu’au dernier avec un taux de perte quasiment nul. Devant cette débandade, notre armée s’est rendue sur le lieu de leur campement pour y trouver ceci.

Il agita à nouveau la lame comme s’il brandissait un trophée.

- Tu la reconnais ? C’est ta lame, tes initiales sont gravées sur le pommeau. Tu sembles être quelqu’un de dégourdit et nous avons besoin de gens comme toi. J’ai demandé à ce que tu sois radié de l’armée pour que tu puisses nous rejoindre, ton Lieutenant n’a vu aucune objection.

Je ne comprenais absolument pas de quoi cet homme parlait et j’étais trop faible pour pouvoir formuler une question compréhensible. Qu’attendait-il de moi ? L’idée de quitter l’armée me plaisait beaucoup puisque je n’avais jamais vraiment eu ce que je cherchais. Mais qu’allait-on attendre de moi par la suite ?

- J’occupe une place très proche du gouvernement et je voudrais que tu travailles pour moi. Nous nous voyons confié des missions assez spéciales où les infiltrations dont vous avez fait montre la semaine dernière constituent un atout indéniable. Mais je vais vous laisser vous reposer et nous discuterons de tout ceci plus tard.

Il claqua des doigts et les deux gardes qui m’avaient trainé jusqu’ici me saisirent par les bras et m’allongèrent sur un lit. Exténuez par la fatigue, j’ai sombré dans un profond sommeil avant même de toucher le duvet.



Voila ce dont je me souviens, je travaillais donc pour le gouvernement, et je faisais des tâches assez spéciales à première vue. Ces renseignements sont bien maigres en ce moment, je sens que le reste de l’histoire n’est pas bien loin dans ma foutue caboches, mais j’ai l’impression d’avoir été piétiné par un régiment de cavalerie. Je devrais peut-être prendre un peu de repos et repenser à tout ceci plus tard. Le sommeil réparateur viendra surement me ….

- Pssst !!!

Etrange, je pensais être seul dans cette cage. Dans ce genre de lieu, ce doit être un ivrogne qui veut épancher sa nuit de beuverie sur mon épaule. Je vais maintenir les yeux fermés et feindre le sommeil.

- Pssst !!! Hé, l’assassin !!!

L’assassin ? Cet homme a le don d’éveiller ma curiosité. Je vais finalement voir ce que ce personnage a à me dire.



Bonne lecture,



Aldiemus
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laluciole
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Date d'inscription : 04/06/2008
Age : 50

MessageSujet: Re: Une nouvelle inachevée...   Ven 23 Jan - 21:31

C'était donc toi...... Comment va la boulangère de la gare de l'est ?
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